L’Incroyable Pouvoir de l’Ethnobotanique
ethnobotanique

L’ethnobotanique c’est la relation entre l’Homme et les plantes. C’est l’étude de l’utilisation des plantes par les peuples indigènes. Les plantes indigènes sont utilisées dans l’alimentation, les rites traditionnels et tout particulièrement en médecine. Cela depuis des millénaires. Ce n’est que récemment que nous, occidentaux, sommes adeptes de ces fabuleuses vertus, qui sont multiples.


L’ethnobotanique, c’est quoi ?

Le terme « ethnobotanique » est la contraction “d’ethnologie” et de “botanique”. Il correspond donc à l’étude du rapport que peut entretenir un groupe ethnique donné, avec la flore directement présente dans son environnement. Cette science permet de comprendre les relations entre certaines cultures et les végétaux qui les entourent. C’est André-Georges Haudricourt, linguiste, botaniste, et ethnologue; et Louis Hédin, botaniste, dans leur livre “L’Homme et les Plantes Cultivées”, qui ont utilisé en premier ce terme en France.

Contrairement aux autres sciences botaniques, l’ethnobotanique se concentre sur l’utilisation traditionnelle des plantes, tant dans l’histoire qu’à notre époque. Soutenue par des preuves empiriques, la recherche ethnobotanique permet de repérer de façon simplifiée les plantes qui offrent une valeur ajoutée, à notre bien-être. Les peuples indigènes sont traditionnellement réputés pour avoir des solutions botaniques aux problèmes de santé et de peau. Moins de 1 % des 265 000  plantes réparties sur la planète entière ont été étudiées, afin de mesurer leur efficacité à lutter contre des maladies. La plupart des espèces poussent dans les forêts tropicales.

Pourquoi est-ce important pour nous ?

L’ethnobotanique est, comme nous l’avons vu, une science complète, faisant appel à de nombreux domaines. Elle permet une solide connaissance dans le domaine végétal, depuis l’apparition des premières plantes jusqu’à la création de nouveaux hybrides. Elle implique aussi la connaissance de diverses ethnies et peuples aux quatre coins de monde et ce depuis que l’humanité existe.

L’ethnobotanique, étudie aussi les rites, les croyances et les légendes associés aux végétaux. L’étroit lien entre humains et végétaux que ce soit au niveau alimentaire, ou au niveau spirituel est décortiqué. L’importance des plantes prend alors toute sa dimension dans la vie courante des Hommes et ce depuis toujours. Ce domaine nous permet donc d’en apprendre énormément sur les peuples humains et leurs habitudes. Mais aussi de prendre conscience de l’extrême diversité d’adaptation des végétaux et des hommes selon leurs régions ou le climat auxquels ils sont soumis.

L’étude de pratiques ancestrales ou de remèdes traditionnels à base de plantes permet aussi de faire évoluer la science. Et de découvrir ou de redécouvrir des substances actives capables de soigner de manière plus naturelle. Elle entreront alors dans la composition de médicaments ou de produits cosmétiques actuels.

En d’autres termes, c’est un domaine primordial pour nous, qui nous réunis avec la nature. Pour notre bien-être ancestral, car depuis toujours, nous les humains, et la nature sommes liés.

Petite histoire de l’ethnobotanique

Une histoire qui a surtout pour objectif de définir et redéfinir le terme de l’ethnobotanique à travers les décennies.

1895. La première apparition du terme dans l’histoire se fait par John Harshberger. À cette époque, il définit l’ethnobotanique comme « la science de l’usage des plantes par les peuples aborigènes ». Il a menait des recherches un peu partout dans le monde. Notamment, en Afrique du Nord, en Scandinavie, au Mexique et en Pennsylvanie.

Il est de la première importance d’étudier attentivement ces ethnies primitives et de répertorier les plantes dont elles ont trouvé l’utilité pour leur vie économique, avec l’idée que des propriétés valables pour leur vie sauvage pourraient très bien remplir des fonctions non assurées dans la nôtre.

John Harshberger

1916. Wilfred Williams Robbins décrit l’ethnobotanique comme la science expliquant la compréhension des peuples autochtones de la vie végétale; et les relations qu’ils ont avec les plantes, au-delà de l’aspect purement économique. Il met en avant les compréhensions médicinales qu’ont ces peuples par rapport aux plantes.

Multitudes de définitions

1941. Volney Jones redéfinit l’ethnobotanique par «l’ethnobotanique porte exclusivement sur le lien de l’homme primitif et des plantes, et prend pour seul but l’illumination de ce contact ». Intégrant les dimensions spirituelles, mythologiques et religieuses de plantes, et pas seulement leur utilité pratique. Il parle notamment de rituels avec les plantes, mais met réellement de côté leur utilisation quotidienne, comme définis auparavant.

1950. Georges Peter Murdock considère l’ethnobotanique comme faisant partie des ethnosciences. Les ethnosciences sont une branche de l’ethnologie qui étudie les concepts et les systèmes de classification que chaque société élabore pour comprendre la nature et le monde.

1978. Richard Ford considère que « l’ethnobotanique est l’étude des interrelations directes entre les humains et les plantes ». Il étend donc, l’ethnobotanique à l’ensemble des sociétés humaines.

L’ethnobotanique s’est fait réellement connaître mondialement grâce à Richard Evans Schultes. Il est considéré comme le “père” de l’ethnobotanique, notamment grâce à ses travaux en Amazonie et au Mexique.

Mais ce n’est pas de cet homme dont je vais te parler, mais de Paul Cox.

Zoom sur un ethnobotaniste

Qui est Paul Cox ?

À travers les îles de Polynésie et d’Asie du Sud-Est, le Dr Cox est appelé « Nafanua », l’un des plus hauts titres de chef dans les Samoa. Les habitants des Samoa l’ont décoré de ce titre en 1989 pour ses efforts et sa contribution pour préserver la forêt tropicale.Le Dr Cox est l’un des ethnobotanistes les plus réputés au monde, et de son association avec Nu Skin sont nés de nombreux produits Epoch. Le Dr Cox est également le fondateur et le président de Seacology, une organisation environnementale à but non lucratif, qui aide à préserver les forêts tropicales et les cultures des îles.


Les populations indigènes utilisent des plantes pour se soigner depuis des milliers d’années

Paul Cox

Son « palmarès de vie »

Il est expert en plantes médicinales et est professeur à l’Université de Harvard, aux Etats-Unis. Paul Cox est mondialement reconnu pour ses travaux, et fut récompensé du Goldman Environmental Prize, (le “Prix Nobel” en matière de protection de l’environnement). Il est également Directeur du Jardin botanique national et tropical à Hawaii et en Floride. Et, Professeur émérite de sciences environnementales au centre suédois pour la biodiversité située à Uppsala (Suède). Cet homme a un joli palmarès de vie concernant l’ethnobotanique, comme tu peux le constater.

Les peuples Samoa appellent le Docteur Cox « Nafanua ».. C’est le nom d’une déesse de Samoa, qui, dans la légende, porta secours à un village victime de l’oppression et protégea les forêts avoisinantes. Le docteur travaillant aussi pour la protection et préservation de la nature, ce surnom lui a été donné symboliquement.

Il travaille notamment avec Michael Jeffrey Balick pour préserver la forêt tropicale de Falealupo et sauver un savoir en voie de disparition.

Le Dr Balick apporte son expertise ethnobotanique et travaille en collaboration avec Nu Skin et le Dr Cox pour développer les produits de la gamme Epoch. Il est devenu une figure emblématique du domaine de l’ethnobotanique en étudiant, depuis presque trente ans, la relation puissante qui existe entre les plantes et l’Homme. Les recherches du Dr Balick concernent les régions lointaines des tropiques, où il collabore avec les cultures indigènes. En 1981, il a été le cofondateur du New York Botanical Garden’s Institute of Economic Botany. Actuellement le programme le plus important et le plus actif dans le genre du pays.

Merveilles de la nature

  • La pervenche rose a fourni deux médicaments destinés à lutter contre le cancer, à savoir la vincristine et la vinblastine.  
  • L’écorce des ifs du Pacifique renferme du taxol. Une molécule efficace dans le traitement des cancers du sein et de l’ovaire.
  • La racine d’Eupatorium urticaefolium est contenue dans les tranquillisants et permet de traiter la haute tension artérielle.
  • L’Homalanthus Nutans joue un rôle capital dans les remèdes samoans. Le bois de sa tige permet de traiter la jaunisse. Sa tige sert aussi à la préparation d’une potion.  Le thé extrait de l’écorce de cet arbuste permet de soigner l’hépatite.

Les scientifiques ont isolé la prostratine, un activateur de protéine kinase C, du reste de la potion. La prostratine protège les cellules du virus du SIDA et dévoile les virus cachés.

Le AIDS Research Alliance (Alliance pour la recherche contre le SIDA) a découvert les propriétés anti-VIH de cette molécule.

L’ethnobotanique est, comme tu peux le constater, très important pour notre bien-être. Les plantes peuvent nous soigner de nombreux maux, et sont, bien évidemment, 100% naturelles.

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